Les peintures à la loupe

Des peintures qu'il fait bon respirer. Rénover, entretenir, embellir sa maison n'est pas forcément une activité sans risque. En effet, parmi les 100 000 substances chimiques en libre circulation sur le marché, certaines sont clairement reconnues pour leur caractère dangereux sur la santé humaine et sur l'environnement ; toutefois les effets de la plupart ne sont même pas évalués ! Elles sont pourtant pour beaucoup responsables de la croissance d'affections telles que allergies, asthme et cancer… sans citer les conséquences de leur production et de leur élimination sur l'environnement. En cause notamment, les peintures. En optant pour des peintures naturelles, on limite grandement les dégâts. Ce mois-ci, Joëlle Van den Berg a fait part à Monde qui Bouge de son expérience en la matière.

« Tout d'abord, avant de se lancer dans les travaux, et de porter son dévolu sur tel ou tel type de peintures (synthétiques ou naturelles), autant bien savoir de quoi chacune est composée.En gros, qu'il s'agisse de laque, vernis, lasure, badigeon, peinture pour murs, elles contiennent toujours :- un liant, ou base (résine), formant le film continu- un solvant assurant la fluidité et s'évaporant lors du séchage - des pigments apportant la couleur À ces composés de base s'ajoutent des additifs et des charges qui donnent à ces enduits un aspect particulier, satiné ou mat. On distingue différents types de peintures selon la provenance des composés et la nature du solvant de base :

100 000 molécules chimiques industrielles sont en libre circulation dans nos produits de consommation sans évaluation de leur toxicité pour l'homme et l'environnement. D'autres sont reconnues dangereuses, cancérigènes ou toxiques pour la reproduction, mais rien n'empêche leur incorporation dans les produits de consommation.

Des centaines de substances persistantes et bioaccumulables ont envahi l'environnement, la chaîne alimentaire et le corps humain.

« Bon, vous devez être maintenant convaincu qu'on fait un sacré geste pour sa santé en évitant les peintures synthétiques. Reste encore à sauter le pas, à mettre dans la balance les avantages et les inconvénients de ces peintures naturelles, en fonction notamment du résultat qu'on veut obtenir. Voici, à mon avis, les avantages, puis les inconvénients de ce type de peinture.

les « plus »

  • Outre l'impact sur la santé et l'environnement, les peintures naturelles sont de bonne qualité et ont un bon pouvoir couvrant.

  • Leur prix est généralement comparable aux peintures synthétiques de bonne qualité.

  • Elles sèchent en général moins vite que les peintures ou vernis classiques, mais imprègnent mieux le support.

  • Elles ne sont pas « lavables », mais elles sont perméables à la vapeur d'eau (elles « respirent » ) rendant leur utilisation également intéressante en salle de bain, cuisine…

  • Elles sont biodégradables

Les « moins »

  • L'application n'est peut-être pas toujours aussi performante.

  • La palette des teintes est moins étendue (certains consommateurs ajouteront un pigment artificiel pour obtenir la teinte de leur choix…). »


Pour finir, voici mes conseils pour utiliser au mieux les peintures naturelles :

- Lire l'étiquette. Forts de ces informations et de celles que vous irez éventuellement encore chercher (voir références en bas d'article), la première étape lors du choix d'une peinture sera de lire l'étiquette et de forger votre opinion selon vos critères ! Si celle-ci ne contient pas les informations suffisantes, adressez-vous au vendeur (voir également le site de Greenpeace www.vigitox.org sur l'exposition aux substances chimiques).


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